Valenciennes rencontrera vendredi (15h30), en match amical, le prestigieux PSV Eindhoven. Une équipe dont Philippe Montanier le coach nordiste, ne sous-estime pas l'envergure :
«On a essayé de trouver dans un rayon de kilomètres raisonnable un club d'une certaine envergure. Par des relations, on a contacté le PSV Eindhoven qui a répondu favorablement à notre
demande. C'est très intéressant d'avoir cette confrontation inhabituelle, c'est toujours enrichissant. (...) Ils ont formé de très grands joueurs hollandais (notamment Zenden et Bouma
récemment) et ont participé à l'explosion de grands joueurs étrangers (Ronaldo, Romario...). Le PSV reste une référence européenne au niveau de la formation et du recrutement. Par rapport à West
Ham, on monte encore d'un cran.» Objectif de ce rendez-vous : «donner du temps de jeu à ceux qui en ont besoin pour les maintenir à un niveau compétitif.»
Tout réussit actuellement à la formation de Valenciennes, 6e du championnat. Mais il est interdit de s’enflammer du côté de VA, qui sait bien que la saison dernière, le club était dans les bas-fonds du championnat avant de se sauver en fin de saison. Pour Rudy Mater, la leçon a été en tout cas retenue.
« On préfère être sixième que dix-neuvième comme la saison dernière où on en a bavé. Ces victoires à l'extérieur nous font beaucoup de bien, c'est sûr. Mais bon, il faut aussi qu'on reste
invincible à Nungesser. Ca nous permettra peut-être de rester au contact des belles équipes. Ca se passe bien mais on ne peut pas se reposer sur ça. Attention ça va très vite dans les deux sens !
On a vu des équipes bien démarrer et descendre en fin de saison. En ce moment on a la réussite, peut-être aussi un peu le facteur chance de notre côté. Tant mieux. On en profite. Mais attention,
ça se joue toujours à peu de choses. Lors de nos trois premiers matchs, on ne méritait pas de perdre par exemple. Ca ne se joue que sur des détails », a rappelé le défenseur valenciennois
dans La Voix du Nord.
Sixième de L1 après onze journées, VA a rejoint le peloton des équipes surprises au contact des grosses écuries. Meilleure attaque avec une moyenne épatante de deux buts par match, il sait aussi défendre (trois matchs sans prendre de but). Quelques explications sur une réussite qui ne doit en fait pas grand-chose au hasard.
> La dynamique de 2009. Marqué par le difficile début la saison dernière, on oublie souvent que VA fut aussi sixième sur la phase retour en 2009, en s'appuyant sur un bloc défensif solide, une confiance retrouvée et un état d'esprit irréprochable.
Hormis quelques ratés en défense dus en partie à des absences et à l'adaptation au nouveau système (des ratés corrigés d'ailleurs lors des trois derniers matchs à zéro but encaissé), l'équipe a su garder cette belle dynamique. Ce n'est pas non plus une surprise considérable quand on se souvient que le président Decourrière a fait de gros efforts financiers pour conserver ses cadres et l'ossature du groupe cet été.
> Un recrutement intelligent. En matière de recrutement, si le zéro défaut n'existe pas, VA n'en est pas loin. Gomis et Cohade se sont installés, Ben Khalfallah (3 buts, 3 passes) et Samassa (4 buts) sont décisifs, tout comme Ndy Assembe dans un autre registre. Wimbée apporte beaucoup au vestiaire, les jeunes Bong et Kadir travaillent dans l'esprit et stimulent la concurrence. Reste à voir le prometteur Nam, blessé depuis deux mois. Quant au dernier arrivé, Baldé, s'il confirme sa sortie rennaise... Pour une dépense totale d'environ 5ME, on peut parler de casting réussi.
> Montanier et le souffle du renouveau. Dès son arrivée, Philippe Montanier, les poumons remplis d'air marin et de confiance boulonnaise, a imprimé sa marque. En un quart de championnat, le débutant en L1 force déjà le respect de ses confrères. Sa révolution tactique s'est faite en douceur, grâce à sa gestion humaine et intelligente du groupe. Pédagogue et travailleur, il dégage beaucoup de sérénité tant à l'entraînement qu'en match où son coaching est souvent juste. Il s'appuie sur un staff aussi passionné que lui, avec Michel Troin, ami fidèle et éducateur hors pair, Philippe Burle, enthousiaste et vrai relais auprès des joueurs, ou encore Christian Mas, aussi pointu qu'attentionné avec les gardiens.
> Du jeu et du banc. « Prenez du plaisir et jouez », martèle Montanier à l'entraînement. Ses joueurs l'ont pris au mot. Ils tentent et réussissent à produire du jeu depuis le
début. Sans réussite et en manque d'automatismes lors des trois premiers matchs, ils obtiennent des résultats depuis qu'ils ont ajouté l'efficacité et la confiance. Privé de cadres à la reprise
(Rafael, Audel, Pujol), VA a aussi montré depuis qu'il savait gagner sans. C'est l'autre nouvel atout : cette saison il y a un vrai banc.
> Une L1 incrédule. VA profite-t-il d'un manque de considération ? Peut-être, mais ce n'est pas son problème. Prise à moitié au sérieux par les médias nationaux et l'environnement élitiste de la L1 (qui préfère parler de la méforme de ses victimes), l'équipe avance jusqu'à présent masquée et ça lui va bien. Certains rivaux l'ont sans doute regardée de haut. « C'est bien, que ça continue. Nous sommes les petits et nous cherchons à progresser », ironise Montanier.
> Ambiance et maturité. « Le groupe vit bien. » La phrase revient en boucle et c'est une constante de la vie valenciennoise. Montanier dispose de joueurs qui s'apprécient et se respectent.
Beaucoup sont matures, pères de famille et très pros au quotidien. Cela renforce la cohésion et le climat familial d'un club qui n'est par ailleurs miné par aucun clan. Presque un luxe en L1
Si VA est bien lancé et s'attire même parfois des louanges sur la qualité de son jeu, il le doit en partie à la régularité et aux performances de Rémi Gomis. L'ex-Caennais se révèle cette saison
au poste d'organisateur devant la défense. Homme de base, il tire son équipe vers le haut.
Rémi Gomis n'est peut-être pas le numéro 1 pour faire parler de lui, mais il est sans doute le premier que Philippe Montanier couche sur sa feuille de match. VA ne s'est pas trompé cet été quand il a déboursé 2 ME pour arracher l'international sénégalais de 25 ans que Caen ne voulait pas lâcher. On comprend pourquoi. « J'avais d'autres propositions, mais le discours du coach, les conseils de Steve(Savidan) et ceux de mon agent m'ont convaincu que c'était la meilleure solution », raconte-t-il. Les résultats et « la bonne ambiance dans le groupe » amplifient son sentiment d'avoir fait le bon choix. Chez un jeune homme tranquille, posé et réfléchi comme lui, cela donne une idée du bonheur parfait.
On n'est même pas jaloux car Rémi Gomis cultive en plus une humilité naturelle qui n'est sans doute pas étrangère à sa réussite. Son bon début de saison, il l'attribue à la confiance de son entraîneur et de ses équipiers. « C'est la première fois que je débute en L1 dans la peau d'un titulaire, alors je tente de donner le maximum, confie-t-il. Contraint de jouer en défense centrale pour dépanner lors de la première journée, il a depuis retrouvé son poste de prédilection de sentinelle un cran au-dessus. « J'aime jouer dans ce rôle-là. Il faut récupérer et alimenter, dans une zone où on n'a pas trop le droit de perdre le ballon. J'essaie de m'appliquer et de jouer simple », explique-t-il. Il le fait si bien que le ballon circule cette saison avec plus de fluidité et d'alternance entre le jeu court et le jeu long, tandis que l'équipe sait à la fois capturer le ballon où se concentrer sur le contre.
Pointe basse du triangle au milieu, Rémi Gomis est devenu par son rayonnement l'homme de base du 4-3-3 de Philippe Montanier. « Le n° 6 devant la défense, c'est un peu le n° 10 à l'ancienne, expose l'entraîneur. Il est sans cesse en compensation, à la fois récupérateur et offensivement au coeur du jeu. Il faut avoir une bonne maîtrise technique, tactique et athlétique. Ce n'est pas donné à tout le monde mais j'étais persuadé qu'il avait les qualités. » Gomis acquiesce sans se dissocier de ses compères du milieu. « À trois (avec Cohade et Sanchez, les autres titulaires) , ça se passe bien. Au début on ne se connaissait pas puisque Renaud et moi nous sommes nouveaux. Mais nous avons travaillé. À l'entraînement, nous nous mettons souvent ensemble et nous sentons de mieux en mieux comment décaler l'autre, comment il aime recevoir le ballon.
» La première période à Saint-Étienne fut dans le genre un modèle de maîtrise. « Cela ne me surprend pas car je sais qu'il y a de la qualité dans notre groupe. On nous avait enterrés après trois journées alors qu'il y avait des motifs de satisfaction », dit-il d'un seul coup revanchard. La marque d'un homme ambitieux ? « Oui, bien sûr, mais sans euphorie et toujours vers l'objectif du maintien.
Quand nous gagnons, nous sommes contents mais dès le lendemain nous regardons la suite. » Pour constater que c'est Rennes qui arrive. « Voilà l'équipe parfaite pour garder les pieds sur terre. Un match difficile nous attend mais nous y allons pour une petite performance. » Une petite, vraiment ?
Retoquée jeudi par la cour d'appel administrative, Valenciennes Métropole est repassée à l'offensive pour défendre le nouveau stade avec sa présidente Valérie Létard.
Dans le Valenciennois, où le football reste un élément fédérateur hors normes, la secrétaire d'État chargée de l'Écologie et du Développement durable était hier assise au côté du communiste Fabien Thié- mé, vice-président aux Sports, mais aussi auprès de son père Francis Decourrière, président du VAFC.
Les élus s'étaient déplacés en force au centre d'entraînement du Mont Houy pour affirmer leur détermination à voir le chantier du nouveau stade reprendre la prochaine fois, cette fois pour de bon.
> Le message. Le tribunal ayant rejeté le sursis à exécution qui devait permettre de reprendre les travaux, l'« agglo » renonce à faire appel de la suspension du permis de construire. Considérant qu'il vaut mieux perdre six mois que six ans, elle mise toute son énergie sur l'instruction d'un nouveau permis qui aura corrigé ses défauts et saura résister aux attaques. Avec pédagogie, la secrétaire d'État a calmé le jeu, rappelant malgré la déception de son camp que les riverains qui avaient fait le recours étaient dans leur bon droit. « C'est un principe républicain. » Elle a aussi défendu la procédure qui avait été « validée par les instances responsables », citant les avis favorables à l'issue de l'enquête publique et du contrôle de légalité. Pour la présidente, si tout n'est pas parfait aux yeux de la justice, « rien n'a été précipité ».
> Le « timing ». Le nouveau permis étant à l'instruction depuis le 1er septembre, une reprise des travaux est espérée en mars pour une livraison en novembre. VA pourrait donc jouer dans son nouveau stade la deuxième partie de la saison prochaine alors qu'il espérait au départ y débuter.
> Les questions. Sur le manque d'étude des nuisances sonores de la partie spectacle, Valérie Létard a précisé que l'« agglo » avait peut-être été trop vertueuse alors qu'un arrêté municipal peut être pris facilement tous les week-ends. Plusieurs solutions sont envisagées, y compris celle d'abandonner la configuration spectacle. Sur l'autre point technique (empiétement du stade sur un emplacement réservé pour une route au plan local d'urbanisme), un axe routier moins large peut être réalisé sans difficulté.
> Le coût. Valenciennes Métropole, qui a budgété au total 70 millions (stade plus aménagements structurants), devrait payer 3 % ou 4 % de pénalités. « On reste loin des plus de 100 millions des nouveaux stades du Mans et de Grenoble », a précisé la présidente
La cour administrative d'appel de Douai a rejetté aujourd'hui la demande déposée par Valenciennes Métropole en vue d'obtenir un sursis à exécution du jugement du tribunal administratif de Lille
qui avait annulé le permis de construire du nouveau stade.
Face à cette décision, Valenciennes Métropole a décidé de déposer début décembre un nouveau permis de construire prenant en compte les points soulevés par le tribunal de Lille.
Les réactions après la victoire de Valenciennes sur le terrain de Saint-Etienne (2-0) samedi dans le cadre de la 10e journée de Ligue 1.
« C'est inquiétant de ne pas avoir l'efficacité, surtout en seconde période. Avant la mi-temps, nous avons commis trop d'approximations. Nous nous sommes fait surprendre sur un contre. Mais nous devons avoir plus d'occasions à domicile et surtout les mettre au fond. Parfois, nous cherchons trop à développer un jeu de passe et on se met à la faute. En seconde période, il y a eu plus de percussion, mais nous n'avons pas eu la réussite dans la finition. Si nous jouons en équipe, nous devons gagner le match. Il faut réagir en attaque, avec une attitude collective. C'est comme cela que l'on avance, avec un supplément d'âme pour renverser les situations difficiles et surtout dès la semaine prochaine, dans le derby face à l'OL, qui vient de perdre. »
« C'est une grosse performance. Nous avons en grande estime cette équipe de Saint-Etienne qui est très bonne comme nous l'avons constaté en seconde période au cours de laquelle nous avons
souffert. Gagner ici sans prendre de but grâce notamment au talent de notre gardien et notre défense, c'est une très grande performance et il faut en féliciter les joueurs. Nice nous avait
stoppé une série de victoires. Nous avions à coeur d'en commencer une autre en espérant la faire durer le plus longtemps possible. Cela fait deux matches de suite que nous ne prenons pas de
but. On vante souvent notre potentiel offensif. C'est bien mais je suis persuadé que nous disposons d'une bonne défense avec de très bons défenseurs et les deux matches que nous venons de
disputer le confirment. Nous progressons. J'espère que nous allons continuer et confirmer. A l'extérieur, nous devons continuer à nous faire respecter. » (photo Presse-Sports)
« Nous avons pris dix buts sur nos trois derniers matches ici à Saint-Etienne. Donc gagner 2-0, c'est bien pour la petite histoire et, dans le Chaudron, cela reste quoi qu'il arrive mythique.
Cela reste un bel exploit. En menant, nous n'avons pas eu peur, mais nous savions que Saint-Etienne allait réagir. A Nice, nous avions perdu alors que nous avions le match en main. Nous nous
étions inclinés un peu tout seuls. Nous avons retenu la leçon et avons ouvert la marque, mais cette fois-ci, nous avons su préserver notre but. Saint-Etienne est une grosse équipe, avec de très
bons joueurs offensifs. Notre gardien nous a bien aidés et nous a bien maintenu le match et nous avons eu la chance de plier le résultat à la fin. »
« Gagner dans le Chaudron n'est pas donné à tout le monde face à une grosse équipe. C'est un immense plaisir pour moi. Nous n'avons jamais douté, mais nous savions que c'était chaud car l'ASSE
a poussé en seconde période, sur les corners ou les coups francs. Voir mes équipiers se défoncer, cela donne envie de se défoncer pour eux. Nous gagnons sans prendre de but. J'ai fait quelques
bonnes interventions. Cela fait partie sans doute de l'un de mes meilleurs matches. »
Ça va, je tiens bien les séances mais je dois encore travailler. J'étais bien quand j'ai fait la semaine d'entraînement il y a un mois mais la coupure, c'était embêtant. Mais je vais faire des séances supplémentaires pour être au point.
L'international guinéen Dianbobo Baldé, 34 ans, qui avait été mis à l'essai par Valenciennes pendant quelques jours à la mi-septembre, est revenu hier dans le Nord pour approfondir la discussion.
VA réfléchit en effet sérieusement à un renfort, pour anticiper une éventuelle indisponibilité prolongée de Rafael. Gêné par une cuisse en début de saison, le défenseur brésilien (cinq matchs depuis la reprise) est actuellement freiné par une autre douleur, aux adducteurs cette fois, qui peut faire craindre un début de pubalgie.
C'est un souci pour Philippe Montanier, qui n'est pas très riche en défenseurs centraux de métier. Derrière Milan Bisevac et « Pancho » Abardonado, des joueurs comme Rémi Gomis ou Gaëtan Bong ont simplement dépanné cette saison et n'ont pas vocation à le refaire.
L'entraîneur valenciennois, qui devait composer sans dix joueurs samedi face à Grenoble, souhaite ne pas être pris de court en cas de nouveau coup dur. Il a donc repensé à Dianbobo Baldé, qu'il connaît depuis une dizaine d'années.
Pilier de la sélection guinéenne longtemps entraînée par Robert Nouzaret (un proche de Montanier), le défenseur est une force de la nature (1,96 m pour 85 kg).
Passé par Mulhouse, Cannes et Toulouse, il a réalisé l'essentiel de sa carrière au Celtic Glasgow (2001-2009), club avec lequel il fut sacré quatre fois champion d'Écosse et joua la finale de la Coupe de l'UEFA (2003).
Son expérience est donc considérable et sa forme physique est semble-t-il jugée très acceptable puisque le staff nordiste, qui avait pu le voir à l'oeuvre il y a quelques semaines, a choisi de le rappeler. Très intéressé par le challenge jusqu'à la fin de la saison, libre de tout contrat, Baldé a donc débarqué hier à Valenciennes. Si le besoin de recruter se confirme et que les pourparlers aboutissent, il pourrait ne plus en repartir
Meilleure attaque de L1 et désormais installé en milieu de tableau, VA a répondu présent face à Grenoble contre lequel il avait tout à perdre.
Ce succès face à des Grenoblois qui glissent inexorablement vers la L2 n'a bien sûr pas la saveur de celui face à l'OM et pourtant il compte autant. VA avait cette fois une tonne de pression face aux risques de ne pas prendre de points là où tout le monde en avait pris. Il a bien géré cette situation et a su construire sa victoire en se montrant très réaliste en première période. On passera sur la seconde, où il assura un certain spectacle en oubliant de plier l'affaire, pour ne retenir que ces trois points cruciaux. Ils lui permettent d'aborder plus sereinement une rude série de quatre déplacements en cinq matchs : à Saint-Étienne, Rennes, Bordeaux et Lille, avec la venue du coleader Montpellier au milieu ! On connaît calendrier plus allégé... Philippe Montanier a, par ailleurs, reçu de très intéressants signaux sur le terrain de la part des entrants, Ben Khalfallah, Danic, Samassa et Abardonado, au relais des titulaires absents (Audel, Cohade, Mater et Rafael). On note aussi le bon retour de Saez en fin de match. « Quand je vois les joueurs qui rentrent, je ne nous trouve pas affaiblis du tout », confirme le technicien, heureux de cette vraie concurrence.
Autre motif de satisfaction, ne pas avoir pris de but. Ce n'est que la deuxième fois que VA y parvient et ça pèse. « Je savais que notre défense était bonne, mais seul le résultat compte », apprécie Montanier. La grande forme de Ducourtioux et l'application de Tiéné ont permis de former un bloc fiable derrière.
Cette solidité est d'autant plus intéressante que les Nordistes n'ont rien perdu de leur verve offensive. VA possède la meilleure attaque de L1 avec Montpellier (17 buts) et cela n'est pas étonnant au regard du nombre d'occasions qu'il empile match après match. Le système en 4-3-3 étant désormais bien assimilé, les Valenciennois défendent en troupeau et attaquent en meute, à partir d'un jeu de passes courtes séduisant. C'est plaisant à regarder, ça comporte aussi du risque. « C'est sûr qu'il faut prendre garde à ne pas s'enflammer », concède Montanier, qui aime pourtant voir ses joueurs attaquer à cinq ou six. À condition bien sûr de gérer derrière. C'est sans doute là, dans cette recherche d'équilibre, que son équipe doit encore progresser. Menant au score facilement, elle a trop reculé en seconde période en voulant préserver son résultat. La douloureuse expérience de Nice était encore dans les têtes, c'est certain. Comme il est acquis que cette victoire remportée avec maîtrise porte avec elle beaucoup de confiance et d'enseignements pour la suite